"Pou-du-ciel" ou l'aviation populaire selon grand-papa Mignet !

Le ciel n’est toujours pas propice aux ébats aéronautiques d’aucune sorte. De la grisaille, encore de la grisaille, toujours du mauvais temps... Seulement une toute petite amélioration : plus de pluie depuis le lever du jour. Décidément cette première semaine de vacances vélivoles ne m’aura été utile qu’à la mise en place de ce «Cockpit», si peu volant.

Fort désœuvré donc, je me suis mis à ré-explorer ma collection de livres aéronautiques anciens, en quête d’un dessin, d’un schéma de planche de bord qui puisse m’aider à réaliser la page d’accueil du «Cockpit»… En vain, je n’ai rien trouvé qui soit en mesure de matérialiser l’image que j’ai en tête… Par contre, en feuilletant à nouveau le célèbrissime «Le sport de l’air» de Henri Mignet (4ème édit. - 1937), j’ai retrouvé intacte toute l’émotion, l’enthousiasme qui m’avait naguère été insufflée par ce livre, au point même d’en acquérir un ersatz de «pou du ciel» (que je n’ai jamais réussi à faire décoller, mais c’est une autre histoire)... Etonnant, toute l’énergie dégagée par cette «ode» à l’aviation : sport populaire peu onéreux, cet appel à l’auto-construction et l’auto-formation au vol, à l’auto-acquisition d’un «sens de l’air inaltérable» à faible coût, en toute liberté et indépendance. Quelle dérive en 70 ans d’aviation légère ! Populaire ? avec des forfaits-club annuels à 10.000 F. minimum et des «Ferrari» à presque ½ million de Francs. En 2001, l’aviation populaire française n’est plus qu’à l’usage des «riches», et de quelques fous (à peine 9000 vélivoles). Le ciel n’est donc plus à tout le monde, seulement aux militaires, au gros bizness capitaliste international, et à une poignée de gens aisés (cadres retraités, pilotes professionnels, professions libérales de tous poils)...

Bon ! J’arrête ma diatribe ici, car ça me fout trop le bourdon.